31/10/2014

30/10/2014

28/10/2014

TEXTE: Retour du Festival de Deauville


Pouvoir                      


Je me tiens à la sortie de la salle qui accueille ma dernière exposition au festival Planche (s) Contact de Deauville. 
Un couple passe devant moi en quittant la pièce. 
La femme demande: « Ca t'a parlé, toi, ces photos? ». 
Ce à quoi l'homme lui répond sèchement: « Pas du tout! ».

J'observe cette scène avec un flegme et un détachement quasi burlesques qui me surprennent. Comme s'il s'agissait du travail d'un autre artiste.

J’apprécie énormément, lorsque j’y parviens, cette capacité à me dissocier de l’idée de ma propre importance, tout en assistant aux évènements de ma vie sans en être affecté. L'existence ressemble alors à un échiquier ou le Moi n’est qu’un pion parmi d’autres.

Et il devient passionnant de se jouer la partie de sa réalité. 

HR

24/10/2014

23/10/2014

AGENDA. Art fair (Zürich)

Photo: KUNST 14. DR

DU 30 OCTOBRE AU 02 NOVEMBRE, MON TRAVAIL SERA REPRESENTE PAR SUNDAY INVENTORY A LA KUNST 14 ART FAIR DE ZURICH.

http://www.kunstzuerich.ch


21/10/2014

20/10/2014

VISION. Lu sur un mur de Saint-Denis


                            "In Chaos, there is fertility" 
Anaïs Nin

19/10/2014

18/10/2014

17/10/2014

15/10/2014

08/10/2014

07/10/2014

06/10/2014

04/10/2014

PARTY. Anniversaire bis (version pour les amis) de Jonas. Paris


Les anniversaires d'enfants ont ceci de particulier qu'ils ne nous rajeunissent pas. Mais en compensation, souvent, ils nous rendent fiers.
HR

03/10/2014

02/10/2014

Texte: Un message

Lorsque l’on utilise un médium artistique pour exprimer ce que l’on est, il n’y a pas que des jours glorieux (c'est un euphémisme)
La course à la survie, souvent conditionnée par la notoriété, nous mène à bien des compromis.
Dépendre du jugement d’un milieu dont les obsessions mercantiles gouvernent les choix peut être parfois irritant, pour un artiste.

Mais si j’écris ces lignes, ça n’est pas pour me plaindre.
Je tenais, au contraire, à honorer un autre type de reconnaissance, tout aussi gratifiante, parce que sincère et désintéressée.
Celle des jeunes anonymes passionnés. Les membres de ce que j’appelle : ma famille sensorielle.
Je reçois un nombre croissant de leurs messages, qui me font aimer, toujours plus, ma liberté.
L’e-mail publié ci-dessous m’est arrivé à point nommé...

Merci à toi, Grégoire, pour ce message qui m’a touché.
A bientôt,

HR


Bonjour,

Je n'ai pas l'habitude d'écrire spontanément comme ça, alors je m'excuse d'avance si mon message paraît maladroit.

J'ai vu pour la 1ère fois votre travail en 2009 dans votre livre "out of the blue", c'était lors d'un voyage en Australie en 2009 (faute d'argent je ne l'avais pas acheté), j'avais été hypnotisé par la l’apparente simplicité de vos photos.
Quelque chose se jouait dans l'essence même de la photographie, un savant mélange de lumière, de cadrage, d'instinct, d'amour.

Depuis je n'ai jamais oublié votre travail, mais je n'avais pas cherché non plus à en voir plus. Jusqu'à la semaine dernière ou j'ai acheté le livre "Nouveaux territoires", je suis retombé sur vos photos et j'ai décidé de visiter votre blog (puis votre site).

Je dois dire que je suis souvent rapidement fatigué par les sites des photographes (trop de photos, trop de démonstrations..etc) mais là je suis resté 1 heure, 2 heures sur votre blog. J'ai été mâché, avalé par vos posts (photos et textes). Ce blog m'a redonné envie de photographier (je suis également photographe), quelque chose a été touché, heurté en moi, et putain ça fait du bien. J'ai retrouvé quelque chose qui m'a troublé comme dans le travail d'autres photographes comme Rinko Kawauchi, Wolgang Tillmans, Engstrom...

Vos livres sont difficilement trouvables (ou un peu trop chers sur internet), j'espère voir un jour une expo de votre travail.
J'aurai plein de choses à dire mais je vais en rester là, pour ne pas abuser de votre temps.

Belle journée,

A bientôt et merci!

Grégoire E


30/09/2014

29/09/2014

VISION. Intimité (Normandie)


Henry James avait désigné par l'expression « l'image dans le tapis » cette chose à la fois secrète et omniprésente autour de quoi tourne sans cesse un auteur, ce motif central que, pourtant, on ne distingue pas forcément.